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Nuit de l’Optimisme : la fresque !

La première Nuit de l’Optimisme a eu lieu le vendredi 7 février à L’Espace Cardin, organisée par Affaires d’Optimisme et sa dynamique fondatrice Christine Cayre, et soutenue par de nombreux partenaires. Trois cent personnes sont venues assister au débat des “propagateurs” d’optimisme, partager leur expérience et contribuer à la réflexion pour diffuser la pensée positive dans l’entreprise… Un évènement à vivre de la tête aux pieds ! Inspirée par le débat et les échanges lors de l’atelier collaboratif, j’ai accompagné cette soirée par la facilitation graphique pour rendre compte aux participants des idées et de l’énergie dégagée par cette expérience. Voici les images de la fresque avec la lecture que j’en ai donné lors de la soirée.

NdO fresque 1

Cette première fresque regroupe un résumé des mots et images clé du débat, ainsi que les consignes et questions de l’atelier collaboratif, animé selon la méthodologie World Café par Sophie Rose et Patrick Bonnaudet.

Pour commencer la fresque, j’ai résumé les présentations des sept intervenants venus partager leur optimisme, pensée positive et culture du bonheur.

NdO free hugs

Le titre se décline sur un cahier de texte, associé à la note vingt-sur-vingt, toute en contraste avec le modèle français d’éducation qui a tendance à souligner les erreurs au lieu d’encourager les apprentissages.

Un panda, posté à l’entrée de l’Espace Cardin, distribuait des “free hugs” (calins gratuits) en guise de bienvenue, une notion d’accueil très importante qui se retrouvera dans la récolte du Word Café.

NdO voyageur

Selon les prospectivistes, nous sommes des explorateurs du monde, des apiculteurs suivant les abeilles à la trace pour franchir les transitions irréversibles, à savoir un voyage dans un futur… immobile !

Car ce voyage n’est plus tant extérieur qu’intérieur, pour explorer nos propres potentialités et celle de la “zone d’optimisme” identifiée de notre cerveau.

NdO plantations

Au Québec, comme dans la plupart des pays anglo-saxons, les messages se traduisent en positif !… En France, les formulations maintiennent des doubles ou triples négations. Or le cerveau ne comprend bien que le positif ! Quand le cerveau lit “interdit de marcher sur les pelouse”, il entend “marcher sur les pelouses”. Traduit en positif, le panneau devient “Merci de respecter les plantations”. Une invitation à entendre au sens large, à savoir respecter tout ce qui a besoin de croître…

Le pessimiste baisse les bras… Pas facile pour traverser une crise ! Sa pensée se résume par : “On va rater et on va avoir mal”, tandis que le cynique claironne : “On va rater mais on va se marrer !”. Il existe une autre pédagogie, celle de l’admiration…

NdO have fun

Voici quelques exemples de la pensée négative versus la pensée positive.

Ou comment rester maître de sa destinée en changeant l’intitulé de sa fonction : avec “Chief happiness officer” comme titre officiel sur sa carte de visite, Laurence transforme les “don’t” en “do” !

NdO semblant

Quand on a pas les moyens d’être optimiste, “faire semblant” initie le mouvement !

NdO verre

Philippe résume ainsi trois attitudes ou regards sur le monde : l’optimiste, le pessimiste… et le contrôleur de gestion !

Le tout n’est pas d’avoir raison mais de contribuer à l’élan !

NdO romanesque

Car l’optimisme maintient en bonne santé et stimule le cœur qui irradie ! Mieux vaut une bonne dose de romanesque…

Les participants sont invités à participer au World Café pour aider par leurs conversations à insuffler de l’énergie positive en entreprise.

NdO world cafe

Pour stimuler la réflexion, les participants sont invités à prendre place au “World Café”, une méthodologie qui encourage les conversations et échanges de savoirs par la rencontre authentique.

Prendre place, c’est aussi être porté par l’enthousiasme du regard de l’autre !

NdO miroir

La table autour de laquelle les petits groupes échangent devient un tremplin pour passer de l’autre côté du miroir : se rassembler sans se ressembler, oser être soi…

NdO questions

Les trois questions posées lors de l’atelier.

NdO table

Le processus du World Café se caractérise par un temps de parole donnée à chacun (à l’aide du bâton de parole) et un hôte de table qui accueille les nouveaux arrivants à chaque changement pour mieux ouvrir les oreilles et le cœur…

Une phrase s’échappe d’un groupe : “Ah, c’est beau l’amour !”…

NdO beau l'amour

Le cri du cœur !

NdO gong

Le cœur du World Café bat au son du gong qui marque la fin de chaque conversation et envoie ses vibrations d’optimisme.

Pour être optimiste, il faut accepter un petit déséquilibre… comme rebaptiser le World Café en World Champagne !

La deuxième fresque marque le temps de la récolte du World Café.

NdO fresque 2

Les idées sont résumées sous formes de bulles qui flottent au-dessus d’un paysage qui monte, qui monte… Illustration d’une phrase énoncée en début de récolte : “Notre attitude dépend de notre altitude”.

NdO partie4

Les bulles de champagne se décomposent en mots clé.

NdO partie5

Dire “bonjour” et valoriser la notion d’accueil et de reconnaissance… Pour une entreprise “bras dessus-bras dessous”.

NdO aventure

Retour sur le début de soirée avec la vision de l’explorateur et d’une aventure à propager… Le petit train de l’Optimisme ou bien un Optimistic World Tour* ?
*suggéré par Patrick Bonnaudet

Y croire avant tout ! Comme le soleil qui brille au-dessus des montagnes…

Une soirée pleine d’énergie positive et contagieuse, de rires et d’enthousiasme…

NdO me in action

© Tatiana Cantaud

Au final, la phrase la plus marquante restera : “Fini le PowerPoint, maintenant on fera appel à la facilitation graphique !”… 😉

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La différence est un atout

Osons la France

Le vendredi 5 avril, j’ai assisté à la journée “Osons la France”, lancée par Aude de Thuin et ouverte avec cette phrase pleine d’optimisme : “Et si le meilleur était devant nous ?” (c’est également le titre de son dernier livre ici). De cette journée, terriblement stimulante et riche en conférences et témoignages engageants, j’ai retenu des idées et mots-clé qui reviennent souvent dans les fresques que j’ai le plaisir de réaliser.

Dans une France habituée à penser négativement (“think negativ” sont les mots notés sur mon cahier pour résumer l’enquête de Claudia Senik à lire ici), oser ne pas se comporter normalement se révèle une véritable aubaine. Alors que les actions en faveur de la diversité dans les entreprises traitent la différence comme un problème, c’est précisément le hors-norme qui doit être cultivé et valorisé : la véritable ressource de transformation, ce sont les forces qui proviennent des marges du sytème. Oser la différence, transgresser les normes, devient la posture à cultiver précieusement aujourd’hui !

Oser la différence, c’est prendre exemple sur ceux qui réussissent malgré la morosité ambiante, en dépit des obstacles sur la route ou de la défaite annoncée. Les personnes “différentes” – par leur culture, leur origine, leur chemin de vie… – privilégient une attitude distanciée qui favorise la vigilance et développe la bonne dose de curiosité nécessaire pour trouver des ressources insoupçonnées et construire, grâce à l’empathie et à un langage direct, un réseau relationnel diversifié qui permet de rebondir.

Avec la distance qui oblige à lever le pied et sortir la tête du guidon, l’innovation se manifeste par un point de vue créatif, qui résiste au jugement et à la peur d’être catalogué “asocial”, mis en valeur par la capacité à hybrider des ressources : ainsi l’innovation s’associe souvent à la tradition.

Pour compenser l’écart entre les compétences et les stéréotypes, les personnes considérées “handicapées” s’impliquent davantage en ayant un rapport soutenu à la prise de risques. Prendre plus de risques permet d’éviter le péril (auquel on n’échappe pas sans prendre de risques !), par exemple, en acceptant les dossiers les plus épineux. C’est aussi se donner le pouvoir de dire “non” pour gagner en liberté et autonomie, qualités nécessaires à l’innovation.

La réciprocité élargie : ceux qui partent perdants, pour inverser leur destin, ont souvent reçu le soutien d’une bonne fée (un parent, un instituteur, un compagnon ou être aimé…). Ce qu’ils ont reçu, ils le transmettent à leur tour, dans un élan de générosité qui permet de créer du lien, d’être à l’écoute des autres et de négocier habilement.

Être différent oblige à une plus grande flexibilité. Comme devenir co-opétiteurs (terme qui mélange compétitivité et coopération) : tout en se retrouvant en compétition sur un marché, proposer une offre mixte. Allier les compétences et créer une communauté d’acteurs-compétiteurs sera le signe de ralliement de demain. Cette communauté d’oseurs se construit sur la confiance, la transparence et le respect, en privilégiant le long terme (des contrats perdants à moyen terme se révèlent extrêmement gagnants sur le long terme) et en acceptant de redevenir compétiteurs si nécessaire.

La culture de l’aventure. Entreprendre devient une aventure qui transforme et touche l’être et la société : par leur goût pour l’analyse et l’introspection (“qu’est-ce qui fait sens pour moi ?”) et dans le but de provoquer le destin, ceux qui osent s’entreprennent en même temps qu’ils entreprennent.

Le langage de demain : Do It Yourself (DIY) ou Do It Yourself With Others (DIYWO). Parce que la débrouille se généralise, de plus en plus de produits seront fabriqués par les usagers dans des fablab (le nouvel artisanat numérique), avec l’aide des tutoriels mis à disposition par les makers. Une nouvelle économie se met en place pour pallier aux manques actuels.

Et un horizon se dessine, dans une France si merveilleusement pessimiste. En misant sur sa marge, elle peut renverser la vapeur… Y croire ! Avoir la foi signifie mobiliser des affirmations qui ne sont pas vérifiables aujourd’hui, mais qui se concrétisent au fur et à mesure du processus. Le sentiment de bonheur naît de la capacité à se projeter : pour passer du négatif au positif, il lui faut un narratif collectif tourné vers un avenir prometteur, en cultivant le plaisir à être et travailler ensemble… C’est ce que la journée “Osons la France” a défendu en proposant un progamme en continu pendant vingt-quatre heures non-stop, avec nuit festive à l’appui.

“Il y a du délire en interne !” dit un jeune entrepreneur en parlant de l’ambiance dans ses bureaux. À l’image de toutes les petites phrases dites en rigolant, que je relève dans mes fresques, ces mots spontanés sont pour moi le signe d’une grande vitalité et d’un élan porteur, sur lequel il faut miser pour transformer la et les sociétés… pour le meilleur de tous.

La facilitation graphique permet de saisir ces instantanés et de dégager les idées qui ont de la valeur tout en cultivant le “délire interne”, propice au changement. Osez la différence !

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L’optimisme et la marge, deux valeurs sûres

Optimisme

L’optimisme nourrit la motivation et encourage l’action ou l’envie d’entreprendre. Cette énergie positive (à ne pas confondre avec une indolence béate et passive ou une fuite des réalités) permet de surmonter les obstacles et pollutions mentales : le découragement, l’immobilisme, le c’est-comme-ça et l’à-quoi-bon… L’optimisme est une énergie créatrice d’opportunités. Ainsi la fresque qui émerge d’une facilitation graphique capte et traduit cette énergie par les associations, les images et les couleurs. Pour les participants, la fresque devient le miroir d’un potentiel émergeant, qui réactive la joie et la fierté, le sentiment de pouvoir agir et d’être partie prenante d’un mouvement.

La marge est une véritable ressource de transformation (lire ici “La différence est un atout !”) à prendre en compte : par la distance et la vision extérieure, elle apporte vigilance et curiosité pour polliniser et hybrider les idées. J’ai souvent été à la marge, quand je travaillais en free-lance pour des agences de communication et aujourd’hui encore lorsque je retranscris visuellement une réunion sur une fresque. Ma posture en retrait permet de capter les convergences et dissonances, les idées marquantes ou métaphores inspirantes. Le principe de l’intelligence collective est de faire appel à toutes les intelligences, mélangeant les genres et les expertises, les thinkers et doers, chacun apportant sa vision, ses idées et intuitions pour affiner la vision, les réflexions et process.

Optimisme et valorisation de la marge permettent de croire en la valeur de cette histoire : dans le film “Working Girl”, le grand patron raconte qu’un camion s’est retrouvé coincé dans un tunnel, le chauffeur n’ayant pas fait attention à la hauteur maximale permise. Pendant des heures, des adultes et experts ont tergiversé pour essayer de faire sortir le camion du tunnel, en vain. Une petite fille qui attendait dans une voiture bloquée par le camion s’est approchée du groupe d’hommes qui discutait avec le chauffeur et leur a suggéré ceci (et peut-être l’avez-vous deviné !) : en dégonflant légèrement les pneus du camion, la hauteur de celui-ci diminuerait suffisamment pour sortir du tunnel et désengorger la route. La solution fut adoptée et le camion a pu être dégagé.

Intelligence qui circule

L’intelligence collective correspond à une volonté habile : peu importe qui a l’idée, ce qui compte c’est d’aboutir à une proposition qui fonctionne.

L’Institute for the future (IFTF) a listé les dix compétences qui seront nécessaires dans les années à venir (lire ici). Voici ma sélection pour alimenter le feu de l’intelligence collective et aller toujours plus loin :

• Sense-making : capacité à déterminer le sens profond de ce qui est exprimé (différencier les homonymes, par ex)
• Social intelligence : capacité à se connecter aux autres d’une façon profonde et directe, à comprendre les réactions des autres et à stimuler des interactions
• Novel & adaptative thinking : capacité à penser et à arriver à des solutions et des réponses au-delà de ce qui est appris par cœur ou basé sur des règles
• Cross-cultural competency : capacité à travailler dans différents milieux culturels
• Transdisciplinarity : capacité à comprendre des concepts venant de diverses disciplines
• Cognitive load management : capacité à filtrer l’information par importance, et à comprendre comment maximiser le fonctionnement cognitif en utilisant une variété d’outils et de techniques
• Virtual collaboration : capacité à travailler de façon productive, à mener une mission et à montrer sa présence comme un membre d’une équipe virtuelle.

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